jeudi 30 août 2012

La Naïade de retour aux Fouthiaux : Focus sur une espèce réglementée

Revenons sur une plante aquatique présente aux Fouthiaux dont j'avais rapidement évoqué la présence dans un précédent post : La Naïade.

Après vérification, il s'agit de la "Grande Naïade" telle que présentée ici : Najas marina sur DORIS. On la surnomme parfois "nymphe des ruisseaux". Vous pourrez la reconnaître facilement par ses feuilles dures, épineuses et cassantes. C'est une plante exclusivement aquatique, c'est à dire qui fleurit et se reproduit sous l'eau.

Cette plante a été inventoriée pour la première fois aux Fouthiaux en été 2011. La voici telle que révélée l'an passé :



Elle a occupé cet été là (selon l'état des observations) 3 zones rapprochées de plusieurs m², dans le front sud du lac (opposé au parking), pour totalement disparaître dès l'automne et de tout l'hiver.
C'est en effet une plante annuelle qui accomplit son cycle de vie en une année, et dépérit complètement en hiver.
Lié à ce cycle annuel, on a pu la voir réapparaître progressivement depuis juin, d'abord par de petites pousses discrètes et éparses, qui croissent et s'étendent progressivement.
Elle redisparaîtra complètement de nouveau à l'automne prochain, où elle sera remplacée (si tout va bien) l'année prochaine par de nouveaux pieds...

Quelques pieds observés depuis juin, une repousse progressive :


Remarquez la zone centrale, point de départ du pied

Cette année, elle semble avoir tranquillement continué son expansion dans le milieu puisqu'on peut maintenant la retrouver ponctuellement en des endroits éparses sur les côtés Est, Nord (coté parking), et tout récemment Ouest du lac, en plus bien entendu, de la zone d'occupation de l'an dernier.

Il faut tout particulièrement souligner qu'il s'agit d'une espèce végétale réglementée, qui est protégée dans certaines régions de France (Rhône-Alpes, Franche-Comté et Aquitaine). Elle a été considérée à une époque comme disparue. Elle demeure rare dans certaines régions. Même si elle ne fait pas l'objet d'une protection en Bourgogne où elle n'est peut-être pas rare, considérons quand même que nous avons là au lac un patrimoine biologique très intéressant...

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