jeudi 21 juin 2012

Fouthiaux, aperçu du développement des herbiers dans la partie sud du lac

Plongée bio intense hier soir au lac... Mon objectif  : constater l'installation et l'état de développement des herbiers dans la partie sud du lac, tout en essayant de ramener quelques clichés attestant de la beauté (et de fragilité) de ce qui est en train de se passer dans les faibles profondeurs du lac. Et accessoirement vous préparer un beau Post sur ce blog...

Je vous livre ce petit témoignage en photos et commentaires :

Bienvenu de l'autre coté du miroir
Ambiance "blizzard" au détour d'une souche pour la visite des Carpes qui nous ont accompagné quelques instants, s'adonnant à leur diner et à peine dérangées par notre présence :


Les Potamots crépus (Potamogeton crispus). Un petit herbier dense repéré en bateau depuis la surface la semaine dernière (comme quoi faire la sécu sur le bateau, c'est aussi utile !), et de nombreuses pousses éparses dans la zone d'intéret ciblée hier soir :




Pour information, ces Potamots se développent à l'horizontal par des rhizomes courants à la surface du substrat. Vous pouvez ainsi aisément remarquer l'alignement des pousses émanantes d'un même rhizome. L'herbier peut ainsi s'étaler rapidement à l'horizontal, en même temps que ses tiges poussent vers la surface pour aller fleurir.
Il ne fait plus de doute que le Potamot crépus est actuellement l'espèce majoritaire (voir même quasi mono-spécifique) de la composante des herbiers se développant au lac.

En de multiples zones, on peut contempler en cette saison de larges prairies d'un "gazon" non identifié. L'espèce formant ces petits champs verts est encore non identifiée. Si quelqu'un trouve ou a une idée, je suis preneur :


Un de mes chouchoux, car représentant toute une symbolique : Ce pauvre pied semblant lutter difficilement contre les sédiments est peut-être une autre espèce de Potamot, différente des Potamots crépus fortement installés que vous croisez maintenant aisément partout (Laquelle ?).

 
A gauche la photo prise hier soir, et à droite, le même pied, à sa découverte il y a presque un an, en aôut 2011: Témoignage d'une croissance lente, naturelle ou installation difficile ? Incertaine ?
Ce pied est quasiment le seul que je connaisse actuellement dans le lac (avec 1 ou 2 petites pousses discretes observées à proximité l'année dernière, mais non retrouvées hier soir). Il s'agit donc d'un specimen rare dans le lac. Il sera bientot balisé par une petite étiquette. Prudence donc à l'avenir si vous le croisez...

La Naïade (Najas sp.) - (photos prises en été 2011, lors de sa découverte au lac) :



La Naïade (plante exclusivement aquatique, qui fleuri donc sous l'eau) est une plante annuelle (à la différence des plantes vivaces). C'est à dire qu'elle accomplit son cycle de vie en une année, et dépérit complètement en hiver.
Quelques jeunes pousses (environ 5 cm) ont été trouvées hier soir (désolé, pas de clichés), signe qu'elle est en train de repartir pour cette saison...
Vous pourrez la reconnaître facilement par ses feuilles dures et épineuses.
Pour en savoir plus, une espèce de Naïade présentée sur DORIS : Najas marina


Une découverte et première observation notifiée d'une nouvelle plante au lac hier soir. Quelle espèce ? A déterminer ! Là encore, si quelqu'un sait ou a une idée, je suis preneur :


Les animaux ne sont pas laissés pour compte dans les observations d'hier soir. Ici un "essaim" d'alevins dans les vestiges de quelques branchages :


D'autres animaux, Seb et Michel, mes deux compagnons "bio" d'un soir, en plein travail d'observation (ou de contemplation ?) :


Vous comprennez maintenant la nécessité et toute l'importance de la qualité d'une parfaite stabilisattion et d'un palmage adapté lorsqu'on évolue, comme ici, par moins de 2 m de fond !

Voici maintenant une espèce introduite, ni végétale, ni animal, mais pourtant bien réelle (Canettus detritus découvert ici dans sa version Aquaticus) se dévelopant de façon invasive au lac  :

Lamentable...
Curieuse redécouverte que ce touret envasé. Ne reste-t-il que le plateau ou est-il complet ? Et dans ce cas, s'est-il enfoncé sous son propre poids, ou a-t-il été recouvert par les sédiements issus de l'érosion des berges (encore insuffisamment protégées des vagues formées par le bateau par une centure végétale semi-aquatique) ? En arrière-plan, bien entendu, encore un pied de Potamot crépus  :


L'Eau, L'Air, La Vie... Juste pour le plaisir des yeux. Un cliché encourageant et plein d'espoir pour le développement biologique du lac en tant que véritable écosystème :


Un retour à la civilisation nécessaire (le chef a dit 45 minutes de plongée maximum... Respectons ses consignes ! Euh... ce doit être à peu prêt ça : mon ordi m'indique 30 min, celui de mes deux cohéquipiers 40 et 44 min... Petit calcul de décompression élémentaire fait : J'ai dû passer près de 15 min en mode surface ! ).


Voilì voiloù, c'était tout pour ce mercredi soir, pour encore une plongée avec des paramètres de fou : 4m50 maximum... mais tellement riche d'enseignements !

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