Il y a quelques années, probablement lors d'une plongée intérieure des plus profondes(!), j'étais remonté avec un texte qui ne me semblait pas anodin. Oserais-je dire un très beau texte ? Son auteur ? Un parfait inconnu du Net... Ce texte ? Une belle invitation à la réflexion...
Rangé, classé, archivé... Le voilà enterré dans un coin pendant de longues années... Oublié ? Certainement pas, car jamais absent quelque-part dans chacune de mes immersions... Je viens de l'exhumer de façon "Pourquipourquoijenesaispas"... Peut-être tout simplement par l'envie vous le livrer aujourd'hui...
Vous le livrer ? Le partager... Vous l'offrir !
Bonne lecture...
"Eloge de la lenteur
Et si on laissait palmer devant les plongeurs pressés, ceux qui pédalent à toute vitesse de trou en trou pour voir du “ gros ” sans doute pour augmenter leur chance de croiser l’hypothétique requin ? Si on ralentissait pour regarder un peu mieux les détails ? Les petits poissons sont les plus nombreux et certains sont camouflés et immobiles. En passant en douceur, jetons un coup d’œil sur l’éventail d’une gorgone, dans le puits d’une éponge, sous un corail tabulaire. Suivons discrètement et à bonne distance le poisson trompette en chasse, le couple de chaetodon, un groupe de perroquets. Mieux encore, arrêtons nous près d’une “ station ” de nettoyage où les poissons se présentent en posture d’invite prêts à se faire toiletter par un petit labre. Glissons nous dans une grotte et restons à l’affût tournés vers la lumière, les bulles invisibles captées par le plafond de la cavité. Stoppons carrément n’importe où, ne bougeons plus, parfaitement stabilisé ou assis sur une pente sableuse nue. Respiration façon yoga, lente, intermittente et profonde, consommation minimum. A faible profondeur on peut rester comme cela une éternité. Fermons un peu les yeux à la recherche de sensations plus intérieures. Quand on les rouvre il n’est pas rare que des créatures marines inattendues soient tout près, rassurées par les bonnes ondes que l’on diffuse, curieuses de ce nouvel élément du décor."
Et si on laissait palmer devant les plongeurs pressés, ceux qui pédalent à toute vitesse de trou en trou pour voir du “ gros ” sans doute pour augmenter leur chance de croiser l’hypothétique requin ? Si on ralentissait pour regarder un peu mieux les détails ? Les petits poissons sont les plus nombreux et certains sont camouflés et immobiles. En passant en douceur, jetons un coup d’œil sur l’éventail d’une gorgone, dans le puits d’une éponge, sous un corail tabulaire. Suivons discrètement et à bonne distance le poisson trompette en chasse, le couple de chaetodon, un groupe de perroquets. Mieux encore, arrêtons nous près d’une “ station ” de nettoyage où les poissons se présentent en posture d’invite prêts à se faire toiletter par un petit labre. Glissons nous dans une grotte et restons à l’affût tournés vers la lumière, les bulles invisibles captées par le plafond de la cavité. Stoppons carrément n’importe où, ne bougeons plus, parfaitement stabilisé ou assis sur une pente sableuse nue. Respiration façon yoga, lente, intermittente et profonde, consommation minimum. A faible profondeur on peut rester comme cela une éternité. Fermons un peu les yeux à la recherche de sensations plus intérieures. Quand on les rouvre il n’est pas rare que des créatures marines inattendues soient tout près, rassurées par les bonnes ondes que l’on diffuse, curieuses de ce nouvel élément du décor."
Essayez, vous verrez, et ça changera peut-être radicalement votre façon de plonger...
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